Mon passage aux Philippines etait court, juste le temps de faire connaissance avec ce pays aux allures latines, baigné de mers chaudes et coralliennes, les paysages sont varies a l'interieur, des forets denses, des rizieres dessinees sur des collines, des cascades et des volcans que j'ai manque (short time). Le patrimoine culturel est aussi riche, une architecture colonniale bien conservee, la religion (etat catholique) fait partie de la vie quotidienne et un peuple authentique d'une chaleur humaine sans borne et d'une hospitalité sans égale. Back to Malaysia, Back to Sabah, Esacle a Kota Kinabalu. Nous sommes partis, SalahEddine (Malisien d'origine Indien) & me, trouver une chambre au centre ville, apres quelques guesthouses chinois, nous avons choisi Resto Muslim pour y passer la nuit (25RM). Kota Kinabalu est la capitale de l'etat de Sabah, elle en est aussi la plus grande ville, une ville moderne reconstruite entierement apres la deuxieme guerre mondiale, les anglais l'ont rase car ils voulaient pas la livrer aux japonais. Le lendemain matin, apres avoir saluer SalahEddine, je me suis rendu a Sutera (Sutera Sanctuary Lodge): le fameux organisme qui gere les logements dans le parc national du mont Kinabalu. La commerciale m'annonce que c'est full booking et qu'il reste des places dans 4 jours. 208RM (environ 42 EUR ) minimum pour un lit en dortoir avec 4 repas inclus, 228 RM avec option chauffage, il fait moins de 10 degres a Laban Rata ou se trouve le Chalet (3200m). Il faut obligatoirement passer par cet organisme si on veut atteindre le sommet du mont Kinabalu. Ce mont est un peu la star de l'Asie Sud Est, a 4095 metres, c'est le sommet de la region, si l'on fait abstraction du nord de la Birmanie et de la Papouasie. L'ascension est devenu ultra touristique (environ 200 personnes/jour) et c'est a cause de cet afflux important des grimpeurs qu'il faut reserver des mois en avance, apparement j'ai de la chance d'attendre que 4 jours. Pas grande chose a faire a KeKe (Abreviation de Kota Kinabalu), sauf si on veut se rendre au parc Tunku Abdul Rahman, constitue de 5 iles magnifiques, ideales pour la plongee et la phtographie sous marine, c'etait pas mon plan car j'ai decide de me rendre a Sepilok de l'autre cote de Sabah. Apres un petit tour a KeKe et apres avoir regle mon probleme avec la banque RHB (prelevement pour une transaction echouee a Kuala Lumpur), j'ai pris un mini-bus qui va a Ranau ou j'ai passe la nuit dans un homestay avant de continuer le jour suivant a Sepilok. Un centre qui vise a remettre en liberte les Orangs Outangs (Plus de 96% de nos genes sont communs avec ces "hommes de la foret", traduction du malais Orang Outan) menaces par la chasse ou le braconnage. La reserve se trouve dans une foret tropicale, apres une marche d'une dizaine de minutes, on se trouve dans une plate-forme pour assister au repas des Orangs Outangs a 15h (deux feeding programs par jour: 10h & 15h). Les doigts des touristes pretes a tirer les photos en rafale en voyant l'arrivee d'un feeder, quelques minutes apres, les Orangs Outangs sont apparus en se balancant de corde en corde, se sont d'excellents acrobates, une flexibilite extreme avec quelques pauses qui font rirent les petits enfants. La plupart sont des orphelins ou des adultes blesses, ils sont receuillis et soignes avant de les entrainer dans la vie sauvage. Le spectacle touristique dure 20min environ, et malgre le panneau "Silence, Please!" tendu par le gardien, la foule ne fait que stresser l'animal en criant a chacune de ses acrobaties, j'espere que les Orangs Outans peuvent reellement evoluer dans un environement plus libre et sans danger. Sandakan, Prochaine Etape, situee a moins d'une heure de Sepilok, la deuxieme plus grande ville de Sabah qui fait face a la mer de Sulu sur la Cote Nord-Est de l'ile, un port anime avec des bateaux chargeant plusieurs materiaux, et plusieurs commerces et grands buildings au centre ville. Une visite du temple chinois Puu Jih Shii ou se degage un magnifique panorama sur la ville et la mer, le seul conseil, ne tentez pas de s'y rendre a pieds, ca apparait tout proche en se basant sur la carte de Lonely Planet. Sinon le reste du sejour etait plus relax en attendant le big day (Mont Kinabalu biensur). Le jour avant l'ascension, je me suis rendu au parc Kinabalu (4h-5h de bus de Sandakan), une fois arrivé au camp de base (les "headquarters"), c'est là que tout se joue. Il faut qu'on trouve un moyen pour obtenir cette satanée autorisation de montée. Plus facile pour ceux qui ont fait la reservation a KeKe chez Sutera. Je me suis dirige vers le comptoir des "accomodations" en montrant ma facture, la bonne femme essaye de me vendre une chambre pour la nuit d'avant le climbing dans les beaux resorts du parc (Plusieurs Guest Houses offrent des chambres pour une poignée de ringgits en dehors du parc, il suffit de marcher 10 min en plus), elle me remet mes 4 tickets repas et me demandait avec le sourire commercial d'aller voir le comptoir des "climbing permit" pour regler le permis d'ascension et l'assurance. Le temps est humide, pluvieux le soir et ca durait toute la nuit, j'etais soucieux qu'on nous dise que c'est annule le lendematin et rebolotte. Le lendemain matin, c'est parti. J'ai demarre vers 9h aux headquarters, restait a trouver un guide et de preference partager ses frais avec quelques grimpeurs. Y avait ce jeune Singapourien et sa soeur accompagnes par leurs maman (tres polie) qui reglaient les dernieres procedures d'ascension, ils ont accepte qu'on trek ensemble et partager les frais du guide (70 Ringgits). Un bus nous transporte au point de depart (6km plus loin du parc) ou j'ai achete mes sandales pour le trek (5RM, pas cher et pas top), la première partie de l'ascension consiste à rejoindre le refuge Laban Rata (environ 1500 mètres de dénivelé positif). La montee fut humide, et apres 2km de marche, il pleuvait des cordes. Et quelles cordes ! Des cordes bien épaisses, qui mouillent bien... Mon raincoat que j'avais achete chez Go Sport n'etait pas concu pour ce genre de meteo et je devais me precipiter au prochain point d'arret (Toutes les kilometres se trouve un point d'arret ou on peut se reposer sous une cabane), et franchement, le guide c'est inutile, le chemin est bien trace et les panneaux d'information se trouvent au niveau de tous les arrets, impossible de se perdre, et aucune difficulté technique. Les Malais montent avec leur parapluie. J'avais pense que "c'est débile de monter avec un parapluie !!" mais en fait, j'aurais bien aimé en avoir un... La montée est en réalité un escalier. Mais la difficulté, c'est que les marches sont du type "plus irrégulières", certaines font quelques centimètres de hauteur, pour d'autres, on approche le demi-mètre... certains passages sont assez rudes physiquement et boueux, aussi. Pauvres les porteurs, mals habilles, charges de 40 a 50kg et qui montent dans de telles conditions: brume, pluie et boue. Après 5 heures de montée, sans trop se presser, on arrive enfin au refuge. Le tout dans le brouillard, tout le monde est mouille et mes clopes aussi. En entrant dans le refuge, pas de coin du feu et ca caille 10 fois plus que mon ancien apart a Boulgne... Une salle commune, on s'enregistre (comme à l'hôtel), en attendant l'heure du diner a 17h (Service impeccable. Nourriture bonne et à volonté (buffet)). Au dorttoir, j'ai partage la chambre avec deux Malais, Walah j'ai souhaite avoir le 1/10 de leurs beaux vetements bien chauds (gants, chaussettes, bonnet...), surtout apres la mauvaise idee de prendre une douche froide a 3300m (Eau chaude!! tu parles, j'ai meme pas reussi a allumer ma seule clope que j'ai pu sauver). Réveil matinal (1h45) a cause des randonneurs qui veulent partir beaucoup trop en avance. Vers 2h30, mon guide m'informait que je peux partir avec un autre groupe car les jeunes Singapouriens ont bien apprecie rester au lit. J'ai débute la montée, un des malais m'as prete sa lampe torche supplementaire (trop sympa). De temps en temps, je me tournais et je voyais une véritable colonne de lampes frontales, qui attaque les premières marches. On se débrouille comme on peut pour doubler à droite à gauche quand le rythme est trop lent. Après une session de marches en forêt, arrive la partie un peu plus délicate (tout est relatif), où l'on peut s'aider de cordes pour monter. Puis vient... le point de contrôle! à près de 3700 mètres d'altitude, il y a un poste de contrôle !! Le gars vérifie que ton permis est en rêgle, pour te laisser monter... La dernière partie est magnifique. Il s'agit en fait d'une gigantesque dalle de granite, en pente douce. Mais, plus on monte 100m, plus il fait froid. Pas de chance, car le ciel est nuageux, pas d'etoiles pas de lune. A plus de 3800m, j'ai peine, je faisais des pauses toutes les 2min, mes mains et mes pieds etaient glaces, j'ai meme pense m'arreter a ce niveau et faire demi-tour. Apres 3h de marche, je suis arrivee au sommet (4095m), une grande joie m'as envahit, tres content de reussir le Kinabalu mais aussi frustre a cause de la mauvaise preparation que j'ai accorde a cette ascension au plan vestimentaire (premiere experience). Un froid glacial, penetrant et piquant qui m'empechait de sortir mon appareil et prendre une photo pour le souvenir. Apres 10min a trembler dans tous mes membres, j'ai entame la phase de descente, plus rapide cette fois-ci et au bout d'une quizaine de minutes, j'ai pu recupere quelques degres et me sentir mieux. J'etais agréablement satisfait et surpris de cette ascension. Scéniquement, les paysages sont d'une grande beaute surtout la fin, sur cette dalle de granite, je n'avais jamais vu ce type de paysage ailleurs. Physiquement, c'est assez rude. Les dénivelés sont importants (2200m) avec les difficultés de souffle liées à l'altitude. La difficulté majeure, ce sont ces marches, qui mettent nos jambes à rude épreuve, surtout à la descente ! Alors la meilleure option etait de se rendre aux Poring Hot Springs situes a 40 km environ du parc Kinabalu, des piscines a temperature ambiente (pas vraiment) ou c'est agreable de plonger apres une telle epreuve. Le soir, des courbatures comme j'ai rarement eu, ces marches, ça casse complètement les jambes! La meilleure solution etait de partir pour un nouveau trek, cette fois-ci il fallait trouver une cascade cachee au coeur de la jungle dans les environs des Poring hot springs, une excursion en solo, tres agreable au milieu de la foret tropicale bien humide. Apres 90 minutes de marche (3km), la voila, une belle cascade qui laisse couler son eau, 120m de hauteur, je me suis abondonne au massage naturel du puissant jet de la cascade et c'est delicieux. Tawau, mon dernier Arret a Sabah, une ville industrielle qui n'as rien d'excitant a part ses Seafood restos, elle est situee au sud sur la cote Est de Sabah et c'est le point de depart pour Kalimantan: la partie Indonesienne de Borneo (Borneo est partage entre l'Indonesie "Kalimantan", la Malaisie "Sabah & Sarawak" et le Sultanat de Brunei, c'est la troisieme plus grande Ile du monde apres le Groenland et la nouvelle Guinee). Le ferry part a 11h30, 3h plus tard, j'ai debarquait a Tarakan, degoute puisque l'office d'immigration de l'Indonesie m'ont accorde un short stay (un mois). Je suis de nouveau en Indonesie pour mon deuxieme mois. J'ai passe mon premier mois a Kalimantan, Bali, Lombok et Java. De nouveaux voyages et de nouvelles experiences. Ce deuxieme mois est reserve pour Sumatra, Java de nouveau et peut etre Sulawesei InchAlah. Ramadan en Indonesie et trop bien sauf que Hrira, Chebakiya w Messemen me manquent beaucoup a l'heure du ftour. Ramadan Karim a tout le monde. Salam Aleykom 
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